Présentation

Socialaicite.longages est avant tout un site qui se veut un lieu d'échanges. La Politique, le Socialisme et la Laïcité sont les thèmes majeurs, mais l'actualité est commentée au jour le jour également. Le tout vu de Longages, une sympatique bourgade du Volvestre en Haute-Garonne.
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

Restauration : le Sénat veut revenir sur la baisse de la TVA

Par François Krug | Eco89 | 23/11/2009 | 18H52

 

Christine Lagarde visite un restaurant pour l'entrée en vigueur de la baisse de la TVA le 1er juillet (Jacky Naegelen/Reuters)

Surprise ce lundi au Sénat : la commission des Finances a proposé de ramener la TVA sur la restauration à 19,6%. Selon elle, les professionnels n'ont pas respecté leurs engagements. Le restaurateur Xavier Denamur, résolument opposé à la baisse de la TVA, applaudit : « Il n'y a eu que des mécontents dans cette histoire. » Y compris les clients ?

En juillet, en échange de la baisse de la TVA à 5,5%, les syndicats de restaurateurs s'étaient engagés à créer des emplois, à augmenter les salaires, mais aussi à baisser les prix sur une partie de la carte. Pour la commission des Finances du Sénat, la baisse n'a pas eu les effets escomptés, et coûte donc trop cher à l'Etat :

« Dans le contexte budgétaire tendu que notre pays connaît et face au risque de creusement de notre déficit public, cette baisse de la TVA pour les restaurateurs décidée en juillet ne nous semble pas justifiée, d'autant plus que les consommateurs n'ont pas vu de résultats probants sur les prix pratiqués par les restaurateurs. »

 

Résultat : la commission s'est prononcée à l'unanimité pour un retour de la TVA de 5,5% à 19,6%. Son amendement au projet de budget pour 2010 a cependant peu de chances d'être adopté par le Sénat en séance publique. Et même s'il l'était, il devrait encore passer par l'Assemblée nationale.

« Un boycott inconscient de la clientèle »

Il y a un mois, justement, le restaurateur Xavier Denamur réclamait sur Eco89 le retour à une TVA de 19,6%, en échange de dix mesures de soutien au secteur (baisse des charges, aides à l'investissement et au respect de l'environnement…). Il explique aujourd'hui :

« On savait dès le début que la baisse n'allait pas marcher. C'est un secteur très éclaté, avec des gens qui ne jouent pas le jeu et de grands groupes qui n'allaient pas en profiter pour régler les problèmes. Il vaut mieux mettre tout le monde à égalité à 19,6% et utiliser cette manne comme levier, pour changer le secteur.

Il n'y a que des mécontents dans cette histoire : les salariés, les clients, les sénateurs maintenant… Les patrons ont refusé les 2% d'augmentation demandés par les syndicats, et il y a un boycott inconscient de la clientèle.

Les gens fuient parce qu'ils trouvent qu'on s'est foutu de leur gueule : on peut très bien baisser le prix de dix produits sur la carte, et augmenter celui des autres produits. »

 

Annuler la baisse de la TVA pour redonner de l'appétit aux clients !!!!!

Publié dans : Gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

L'histoire-géo victime de la réforme du lycée de Luc Chatel

La hausse des heures d'histoire-géo en première annoncée la semaine dernière masquait leur suppression en terminale S.

Luc Chatel en visite dans le lycée Fenelon de Cambrai le 15 octobre (Pascal Rossignol/Reuters)

La semaine dernière, on annonçait le passage de 2h30 à 4 heures hebdomadaires d'histoire-géographie pour toutes les classes de première -y compris la série scientifique. Tambours, trompettes, certains se réjouissaient d'avance de l'ouverture d'esprit que représenterait cet effort dans le tronc commun. Or un « détail » manquait, et pas des moindres : en terminale S, l'histoire-géo devient facultative, à raison de deux heures par semaine.

En fait, l'idée de cette suppression n'est pas complètement sortie de nulle part puisqu'on l'avait déjà évoquée l'an dernier, alors que Xavier Darcos occupait le poste de Luc Chatel. Mais la mobilisation avait alors eu raison des velléités ministérielles.

Cette année, le projet semble autrement plus abouti puisque le changement figure dans la grille des horaires dévoilée le 19 novembre dernier à l'occasion d'un point presse au ministère. La mesure doit entrer en vigueur en 2012, date retenue pour la réforme de l'année de terminale.

« Chatel s'est fait bourrer le mou par les mathématiciens et les physiciens »

Ce lundi, les profs de la discipline ont commencé à se mobiliser sur le Net contre cette mesure. Dans le secondaire comme dans le supérieur. Jacques Sapir, économiste de formation et directeur de recherches à l'EHESS, est monté au créneau (pour info, son épouse est prof d'histoire-géo et impliquée dans l'associations des enseignants de la discipline). Interviewé par Rue89, l'universitaire dénonce le manque de professionnalisme de Luc Chatel :

« Darcos était un vrai professionnel de l'éducation, il avait compris que ça n'avait pas de sens d'imposer cela. Chatel, lui, n'est même pas un professionnel de la politique : c'est un professionnel du marketing. Si je peux me permettre, il s'est fait bourrer le mou par les mathématiciens et les physiciens. »

 

L'argument principal, côté ministère, c'est qu'il était temps de revaloriser les filières L (littéraire) et ES (économique et sociale). En rendant l'histoire-géographie facultative en terminale S, on espère dissuader les candidats à des études comme Sciences-Po de passer par la série scientifique sous prétexte qu'elle serait plus réputée. Là encore, Jacques Sapir dénonce l'inconsistance du raisonnement au nom de l'éveil des ouailles :

« Ils ne passeront peut-être plus par la série S pour préparer Sciences-Po mais ils feront quand-même S pour faire HEC ou Polytechnique, où il y a bien des formations en management culturel, que je sache ! Ils ont besoin d'avoir de meilleures bases. »

 

Un élève sur deux en terminale S

Numériquement, le passage à un enseignement optionnel est loin de concerner une minorité : aujourd'hui, un élève sur deux fait une terminale S. L'objectif du gouvernement est de rééquilibrer pour arriver à un ratio de l'ordre d'un gros tiers.

Pour eux, l'histoire-géo sera sanctionnée par une épreuve anticipée au bac qui se passera dès la classe de première. Autant dire que la probabilité qu'un grand nombre d'élèves prennent la matière en option est faible. Pour les services de Luc Chatel, ce n'est pas vraiment un problème dans la mesure où le but explicite est de doper la spécialisation des élèves.

On ignore cependant encore tout de la ventilation des futurs programmes. A ce jour, c'est toute la période après 1945 qui fait l'objet de l'enseignement en Terminale.

Publié dans : Gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas
Publié dans : Gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

PCF

Le PCF fera Front dans trois quarts des régions

A l'issue du vote de 43.000 militants ce week-end, seules cinq régions ont choisi de faire listes communes avec le PS au premier tour des régionales. Un succès pour la direction du parti, qui évoque «non pas un renversement, mais un renforcement d'alliances» avec les socialistes. Elle espère convaincre entre les deux tours de «vitaminer la gauche», selon le slogan du Front de gauche, en se passant du MoDem. Quant au NPA, il ne désespère pas d'obtenir «de bons accords unitaires dans une petite dizaine de régions».

Publié dans : Societé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

Chercheurs en solde

. En France, la part de la recherche est passée de 2,24% du PIB en 2002 à 2,02% en 2008, selon l'association "Sauvons la recherche". Et depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy n'a de cesse de chercher les chercheurs. D'où l'engagement des pouvoirs publics à "poursuivre la simplification de l'organisation de la recherche en Sciences de la Vie et de la Santé et à maintenir leur effort de soutien public aux projets de recherche partenariale dans le domaine de la santé". Comprenez : on assèche les financements de la recherche publique française (qui est vraiment nulle) pour mieux la contraindre à accepter des partenariats public-privé (puisque les labos la trouve super efficace)... Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Pôle emploi ("lessivé par l'Etat, essoré par le privé") par exemple... le scénario est bien rôdé. Au final, au moment de négocier, les instituts publics se retrouvent en situation de faiblesse, et les labos privés se goinfrent !

La recherche pour le public, les bénéfices pour le privé. Les Big pharma n'auraient pas rêvé mieux...

Publié dans : Gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

L'art de subventionner des entreprises ultra-bénéficiaires qui licencient...

Pas peu fier de ses annonces, Nicolas Sarkozy a finalement donné rendez-vous à ses interlocuteurs en 2012 pour une nouvelle réunion du CSIS. "Nous pourrons alors constater, j'en forme le voeu, que vous aurez investi et créé des emplois en France" a-t-il déclaré. Un voeu qui restera pieu, à n'en pas douter. Ne riez pas trop fort... Cet été, Sanofi-Aventis a présenté son projet de "réorganisation" se traduisant par plus de 1200 suppressions de postes liés à la R&D, soit 20% des effectifs. Comme le labo représente 50% des effectifs totaux de R&D de l'industrie pharmaceutique française, ce sont 10% des effectifs nationaux qui disparaitront ainsi du secteur. Tout cela alors que Sanofi-Aventis a vu ses profits augmenter de 22% au premier semestre 2009, qu'il a réalisé des acquisitions pour 6,2 milliards d'euros et que les retombées de la vaccination anti-grippe A s'annoncent plus que juteuses... L'heure est grave, puisqu'on vous le dit.

Publié dans : Gouvernement
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

Les Big Pharma en rêvent, Sarkozy le fait

Nicolas Sarkozy en sauveur de l’industrie pharmaceutique, qui amasse des milliards tout en licenciant massivement... Non, non, vous ne rêvez pas.

 

Le 26 octobre 2009, le Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS), réunissant les dirigeants des principaux groupes pharmaceutiques français, était reçu à l'Elysée. L'heure est grave. Le secteur pharmaceutique hexagonal sera (peut-être) bientôt dans le rouge. En 2012, les brevets des médicaments les plus vendus expireront. Certains y voient l'effet d'une nette baisse de l'effort de recherche des labos, qui préfèrent de loin se concentrer sur le marketing et le lobbying. Pas Nicolas Sarkozy. En conclusion de cette petite sauterie, le chef de l'Etat a en effet confirmé point par point les revendications des grands groupes.

Bingo !

"Les revenus de vos entreprises vont baisser de 20, 30 ou 40%" a déclaré Nicolas Sarkozy, le regard sombre, devant les patrons du CSIS. Pour le président, cette "chute historique" est exclusivement due à la "générication" des médicaments. La solution est donc toute trouvée : il faut aider financièrement l'industrie pharmaceutique. Un fonds d'investissement dans les biotechnologies de la santé sera créé, doté d'emblée de 130 millions d'euros et financé pour moitié par l'Etat. La suppression de la taxe professionnelle allègera de 16% les charges des entreprises du secteur, le Crédit impôt recherche réformé en 2008 et reconduit pour 2010 permettra aux entreprises de se voir rembourser 30% de leurs dépenses de recherche et développement (R&D), tandis qu'à l'avenir, "l'emprunt national [notez l'absence du terme "grand"] pourrait financer certains investissements", notamment la création d'instituts hospitalo-universitaires en partenariat avec le privé. Cinq de ces établissements seront d'ailleurs labellisés en 2010... Cinq, soit exactement le nombre de firmes représentées au sein du Conseil stratégique (modestement surnommé G5 par ses membres) : Sanofi-Aventis, Pierre Fabre, Servier, Ipsen et le Laboratoire de fractionnement des biotechnologiques. Heureux hasard...

Publié dans : Sarkozy
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 novembre 2009
- Par Julien Traviesas

Sarkozy et Carla Bruni, la presse people spécule sur leur séparation

Y a-t-il de l’eau dans le gaz entre Nicolas Sarkozy et « Carlita » ? Le site Purepeople le dit. Du people et de la presse people. Tous les ingrédients sont donc réunis pour zapper cette info qui a priori n’a aucun intérêt. Sauf que Purepeople n’est pas n’importe quel site d’info. Il est dirigé par Michèle Marchand, informatrice number one de la presse people en France.
Publié dans : Sarkozy
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Le blog

Catégories d'articles

Calendrier des publications

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

overblog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés